lundi 9 juillet 2007

De retour...




Et oui, notre projet s'est réalisé, nous revenons de Taghia enchanté avec une envie, celle d'y retourner (du moins en ce qui me concerne...). Bon ça va faire surement plaisir à notre "grand corps malade", je vais tenter de faire un petit récit de notre grand voyage...

Par où commencer?...
Nous voilà parti Julien, Damien et moi le lundi 11 juin à 6h du mat de Pau pour une longue traversée de l'Espagne. Un peu moins de 48h plus tard, après avoir traversé des montagnes, des plaines immenses, des villes énormes... nous voilà à Zaouïa, accueilli comme des rois par Hammed. Nous étions alors fatigués, mais content d'être arrivé à bon port au bout de notre périple.



Le lendemain matin un autre type de voyage nous attend, deux mules sont à notre disposition, les muletiers les chargent, et nous voilà parti pour deux heures de marche à travers de magnifiques vallées, vers Taghia...enfin!
Plus on approche plus c'est beau, tout le long, près de la rivière de nombreuses cultures rythment le paysage : vert, puis jaune, le tout, amélioré par le rouge de la terre. L'Oujdad aussi se rapproche est devient de plus en plus impressionant! Marcher au rythme des mules, nous laisse le temps de découvrir ce nouvel endroit.
Ca y est, on arrive à Taghia! Et cette fois ci c'est Saïd et sa famille qui nous accueillent avec un thé à la menthe, ma foi très appréciable... Nous sommes épuisés par le voyage, mais heureux d'être là. Même le plus motivé se dégonfle, aujourd'hui c'est repos, on commencera à grimper que demain. Ainsi, on commence à prendre nos repères, on retrouve au gite un groupe de toulousain (la France, n'est pas très loin...), on feuillette les topos (par quelles voies va t-on commencer?), on repère les falaises...


Jeudi, surmotivé, nous partons dans "A boire ou je tue le chien", voie équipée de 6 longueurs, très bien pour commencer. Mais tout ne peux pas se passer exactement comme on le veut, en effet, au bout de la première longueur, malgré l'envie de persister, Damien est.......malade (le début d'une longue série). Il redescend, avec Julien nous continuons : très belle voie.



Et voilà c'est parti les journées s'enchaînent et ne se ressemblent pas ; le lendemain c'est autour de Julien de faire des siennes, mais ils arrivent malgrés tout tant bien que mal au bout de sa voie. Et voilà, pendant ces quelques jours d' autres voies s'enchaînent : "Belle et berbère", "Baraka", "Canyon Appache"; de retour au gite, souvent en début d'après-midi, la chaleur est bien là, accablante, alors on se repose, on bouquine, on prend le temps d'apprécier, jusqu'au soir où enfin, tout le monde passe à table devant un copieux tajine ou couscous. C'est un peu ça la vie à Taghia, et ça donne un rythme différent au temps, tout passe très vite et en même temps on a l'impression d'être là depuis longtemps...



Le week-end arrive, et c'est l'heure du départ pour certain (les toulousains), et de notre côté nous nous apprêtons à accueillir le reste du groupe à Zaouïa le lundi soir.. C'est étrange, c'est un peu comme si un second séjour à Taghia commencait, et c'est plutôt bien!

Nous revoilà de retour chez Hammed où nous scrutons la piste sur les montagnes en face.. La nuit tombe, et ça y est Hammed nous appelle, il apperçoit des phares! Les trois voitures bien pleines arrivent (celle de Xavier, Yoann, et un taxi), tous épuisés par le trajet... J'avoue que c'est un peu bizarre mais marrant de tous se retrouver là, 14 au fin fond du Maroc. Sans plus tarder le tajine nous ai servi, tout le monde autour de la table on se raconte les péripéties de notre début de voyage..


Le lendemain matin, même scène qu'il y a une semaine, mais avec un peu plus de monde et de mules... Tous excités et pressés de savoir où est ce qu'ils vont enfin attérir.

L'accueil est encore une fois royal à Taghia; on voit que Christian connait bien le coin.. Cette fois ci, il est 12h, mais personne ne se dégonfle tout le monde va grimper (Euh, il faisait un peu chaud en plein soleil l'après-midi...). Et c'est parti, tout le monde s'adapte à ce nouveau mode de vie marocain, on grimpe, on se ballade, on se repose, on est un peu malade, on rencontre les gens du village (surtout les jeunes et les enfants)...


Et voilà, pendant une semaines nous arpentons les sentiers berbères qui donnent l' accés au voies, des plus faciles (Aïcha, Belle et Berbère...) au plus dures (Rouge berbère, l'Axe du mal, Rivière pourpres...).

A la fin de cette semaine là, une partie d'entre nous, partons bivouaquer deux jours au fond d'un canyon, l'Akkn'Tazarte. Les mules étaient une fois de plus présentent pour soulager nos petites épaules ; l'abscence d'eau dans le canyon nous oblige à prévoir près de 40L d'eau, plus tout le matos de bivouac et d'escalade, alors... Encore un endroit magnifique, où les falaises sont largement dominante dans le paysage!



Deux cordées se créent : Xavier, pris par la fièvre de l'ouverture embarque Damien et Barth, dans un éperon. En même temps Christian, Yoann et moi même partons dans un cheminement repéré par Christian attiré par la fissure du haut. Deux jours sont nécessaire, protéger s'avère difficile (surtout dans les trois première loongueurs) ,mais tout le long des calcites qui forment de petites colonettes rend l'escalade très belle.





De retour à Taghia, une petite journée de repos s'impose...

Ca y est la fin s'envisage, il ne reste plus que deux jours... profitons en jusqu'au bout..

Nous sommes le jour du départ, nous profitons de cette journée pour une dernière escalade que nous essayons de faire durer un peu, mais bon... il parait que toutes les bonnes choses ont une fin, alors, il nous reste à préparer nos affaires, à charger les mules une dernière fois, à dire "à bientôt" à notre ptite famille d'accueil et aux gens du villages, et à retourner d'où on vient (le coeur un peu serré quand même...).


Après un ptit détour par Marrakech, nous voilà sur la route du retour. Celle ci se trouve peu perturbée par quelques imprévus (qui prouvent encore une fois que les garçons sont vraiment plus sensibles que les filles, et qui obligent aussi à avoir une petite pensée pour Barth...). Samedi soir 19h, nous passons en France sur des routes un peu plus connues, avec la vague impression de ne les avoir jamais quittées...